L'angoisse me serre le cœur,
M'étrein irrésistiblement
Comme un amoureux passionné
Qui ne veut pas me quitter.
L'angoisse se nourrit de moi,
De mes chagrins passés,
De mes peines à venir.
Elle m'envahit, me grignote,
Me vampirise.
L'angoisse parfois disparaît,
Prend la fuite
Vers d'autres horizons.
Elle me libère, un temps,
Puis revient, irrésistiblement,
Pour me cueillir dans ses bras.
©Virginie Neufville/2025
